(11/03/2006)
La Russie a effacé vendredi l'ensemble de ses créances sur l'Algérie, totalisant 4,7 milliards de dollars, héritées de l'ancien empire soviétique, en vertu d'un accord signé par les deux parties, à l'occasion d'une visite de quelques heures du président Vladimir Poutine en Algérie.
En contrepartie, l'Algérie s'est engagée à acheter auprès de la Russie "des biens et services pour un montant équivalent de la dette", contractée au cours des décennies 60 et 70. Au titre de ces achats, devraient figurer probablement des commandes militaires, qui auraient été passées entre les deux pays, pour environ 3,5 milliards de dollars, selon le directeur général du constructeur aéronautique MIG, Alexei Fedorov qui, faisant partie de la délégation accompagnant le président Poutine, s'exprimait dans une déclaration à la télévision russe
Le président Poutine, qui avait, rappelle-t-on, écourté sa visite à Alger, ramenée à quelques heures seulement, alors qu'elle devait durer deux jours, pour des raisons encore inconnues, a indiqué que les deux capitales avaient finalement trouvé un arrangement sur le dossier de la dette et des problèmes financiers, sans pour autant annoncer de commandes militaires, qui étaient exigées par Moscou, en contrepartie de l'annulation de l'ardoise algérienne.
L'Algérie et la Russie ont signé quatre accords, dont l'annulation de la dette algérienne, qui représente le quart de la dette extérieure algérienne, qui totalise 16 milliards de dollars.
Alger avait demandé à Moscou, lors de plusieurs rounds de négociations dans la perspective de la visite de Poutine à Alger, plusieurs fois annoncée sans se concrétiser, d'annuler sa dette et d'adopter la même démarche que celle retenue à l'égard de Damas. Moscou avait annulé sa dette à l'égard de la Syrie.


