vladimir poutine

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En dépit de sa facile réélection en mars 2004 pour un nouveau mandat de quatre ans, l'année qui a suivi a été pénible pour Poutine. Le démantèlement de la compagnie pétrolière Ioukos a terni son image, des attentats sanglants se sont succédé en Russie, culminant avec la prise d'otages de l'école de Beslan, en septembre 2004. Mais l'événement qui l'a le plus ébranlé a été la "révolution orange" en Ukraine. La perte de l'Ukraine a été pour Vladimir Poutine un important revers de politique étrangère. Capable de grande vulgarité lorsqu'il est contrarié, il a dit un jour à un officiel géorgien que, dans l'ex-URSS, "tous les dirigeants avaient chié dans leur pantalon" après la révolution en Géorgie.



Ce sont aussi les inconvénients du système de pouvoir très fermé qu'il a mis en place : Vladimir Poutine ne disposerait que d'un nombre limité de cadres fiables. Arrivé dans la grande politique malgré lui, cet homme qui a dit un jour préférer l'ombre à la lumière et ne pas aimer les élections, s'en remet à un groupe étroit de conseillers qu'il a connus pour la plupart à Saint-Pétersbourg ou au KGB.

Il a l'habitude de lire chaque jour en abondance les spravki, les fiches que lui fournit le FSB, les services secrets. Et sur l'Ukraine, ses informateurs l'avaient malheureusement assuré de la victoire du candidat de Moscou. Comme dans toutes les crises, que ce soit le naufrage du sous-marin Koursk en août 2000, les prises d'otages dans le théâtre de la Doubrovka en octobre 2002, ou celles de Beslan, aucun responsable fédéral de haut rang n'a été sanctionné.

Chaque soir, les Russes voient la télévision nationale dresser le portrait d'un président décidé et infaillible. En privé, des membres de son entourage le décrivent comme un président hésitant, susceptible de succomber à des influences diverses. Un "type humain qui fait des erreurs", a confié un jour à des journalistes son ancien chef d'administration, Alexandre Volochine. Notamment dans l'affaire Ioukos, que Vladimir Poutine n'aurait pas maîtrisée de bout en bout.

Des ambassadeurs occidentaux conviennent cependant de la difficulté de la tâche, dans un pays aussi étendu, aussi complexe, rongé par la corruption et la bureaucratie. "N'imaginez pas que Poutine se lève le matin, décide quelque chose, et que ce quelque chose se réalise. Ça ne se passe pas comme ça", indique l'un d'entre eux.

Mais d'autres sources, russes, affirment que Poutine "décide de tout, personnellement". Même du contenu du journal Izvestia, auquel il a ordonné en 2005 d'être "plus patriotique". L'exaltation d'un patriotisme militariste et la promotion d'une vision de la Russie comme forteresse assiégée à la fois par les Occidentaux et par les islamistes, sont des éléments récurrents du discours du Kremlin. Les "révolutions de couleur" dans l'ex-URSS et le drame de Beslan en septembre 2004 ont accentué ce réflexe : il s'agit de souder le pays en brandissant un ennemi extérieur.

Les décisions importantes sont ainsi prises par un groupe très restreint qui se réunit en principe le samedi matin, dans la résidence de Novo-Ogarevo, autour de Vladimir Poutine. Les médias sont tenus à l'écart. Certains, à Moscou, ont parlé de "petit Sovnarkom", l'acronyme du "Soviet des commissaires du peuple", qui désignait le coeur du pouvoir sous Lénine et Staline. Le groupe se compose de deux ou trois ministres, du chef de l'administration présidentielle, des représentants des forces de l'ordre et des services de sécurité. Poutine s'intéresse surtout à la stratégie énergétique de la Russie. Sans la flambée des prix des hydrocarbures dans le monde, la Russie serait un tout autre pays. C'est le coeur de la reprise économique, du remboursement de la dette extérieure, et du retour du pays sur la scène internationale, après l'effacement des années 1990. Mais selon les experts, pour continuer sur cette lancée, le pays a besoin d'énormes investissements, d'ouvrir de nouveaux gisements, de construire de nouveaux pipelines.

Beaucoup de ces questions n'ont pas encore été tranchées. Le président s'est pris d'un grand intérêt pour ce secteur, surtout le gaz, dont la Russie détient les premières réserves mondiales. On prête à Vladimir Poutine l'intention, s'il se retire des affaires en 2008, de prendre la tête d'un grand conglomérat énergétique d'Etat. Comme son ami Gerhard Schröder, qu'il a fait nommer à la tête d'une structure de Gazprom.

Le 1er janvier 2006, le monde européen de l'énergie a tremblé lorsque la Russie a coupé ses livraisons de gaz à l'Ukraine, en raison d'une dispute sur le prix. En plein hiver, les approvisionnements de l'Europe étaient menacés. Selon le Spiegel, Gerhard Schröder a dû prendre son téléphone pour dire à Poutine de rouvrir le robinet, ce qu'il a fait trois jours plus tard. Le 31 décembre 2005, le président russe tenait une réunion d'urgence avec les responsables du gaz, et appelait à un accord avec les Ukrainiens. Selon des diplomates, il n'était pas très favorable à une hausse brusque du tarif pour l'Ukraine.

Les responsables des finances du géant gazier auraient insisté. "L'histoire a été très mal gérée par les Russes, et leur a coûté cher en termes d'image, commente un diplomate allemand. Couper le gaz, c'est comme utiliser l'arme atomique. C'est la menace qui est efficace, pas le fait d'appuyer sur le bouton."

Lors du G-8 que présidera pour la première fois la Russie, du 15 au 17 juillet à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine présentera sa conception de la "sécurité énergétique" aux dirigeants des sept pays les plus industrialisés du monde. Les échanges s'annoncent complexes. Dans les entretiens qu'il a pu avoir ces derniers mois avec des responsables occidentaux, le président russe s'est montré très confiant et offensif. "Il est obsédé par une seule question, l'énergie, dit une source européenne qui l'a côtoyé. Il a un discours nationaliste, l'énergie est le coeur de la puissance russe. Il manifeste par ailleurs un grand mépris pour les Américains, qui n'ont pas compris, selon lui, comment fonctionnent le monde, le terrorisme, l'islam..."

# Posté le jeudi 05 octobre 2006 05:45

vladimir poutine

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On a dit en 2005 à Moscou que Vladimir Poutine avait laissé le clan des "durs", les nationalistes emmenés par Igor Setchine, le patron de la compagnie Rosneft qui a avalé Ioukos, prendre le dessus. Igor Setchine est un ancien "interprète" du KGB en Afrique qui a longtemps travaillé pour Poutine comme simple assistant. "Il lui apportait des papiers et gérait son agenda, raconte un connaisseur. Mais, comme du temps d'Eltsine, celui qui gère l'accès physique au président occupe une place stratégique. Setchine et ses alliés ont développé d'importants appétits financiers."

Vladimir Poutine cherche en fait à contrebalancer les influences. Il a repris contact avec un personnage-clé des années Eltsine, l'ancien chef de l'administration présidentielle Alexandre Volochine, qui avait démissionné après l'arrestation du patron de Ioukos. Il l'a consulté sur les questions ukrainiennes, après la débâcle de 2004-2005. Le président entretient aussi des liens discrets avec le jeune oligarque Roman Abramovitch, qui l'a aidé à transférer vers l'Etat d'importants actifs pétroliers - renforçant au passage sa considérable fortune personnelle.

Après plus de six années au pouvoir, Vladimir Poutine ne paraît pas enthousiaste à l'idée de briguer un troisième mandat en 2008. Il assure ne pas vouloir modifier la Constitution de 1993, dont il s'est pourtant écarté en centralisant fortement le pouvoir et en réduisant les libertés publiques. Il a mis en piste deux hommes de confiance comme potentiels successeurs, Sergueï Ivanov et Dimitri Medvedev, mais rien n'indique que son choix soit arrêté.

"A l'instar de l'entourage d'Eltsine, Poutine voudra des garanties de sécurité et d'immunité avant d'envisager de partir", a commenté Alexeï Venediktov, le patron de la radio Echo de Moscou. Ce média très écouté dans la capitale russe jouit d'une certaine liberté de ton, à l'intérieur de bornes fixées par le Kremlin : jamais, par exemple, de reportages sur la Tchétchénie.

Vadimir Poutine laisse ainsi coexister plusieurs tendances au sein de son parti hégémonique "Russie unie", qui a atteint le million de membres (la Russie compte 143 millions d'habitants). Parmi les tenants d'une ligne plus libérale, évolue le banquier mondain Alexandre Lebedev, qui s'est retrouvé dans Paris Match pour avoir financé une soirée en l'honneur de la fondation Raïssa-

Gorbatchev, dans le château de la famille de Lady Di, à Althorp. Ancien agent du KGB à Londres, chose dont il se targue presque, ce milliardaire raconte qu'à l'image de Poutine en 1990-1991, il s'est retrouvé perdu quand l'URSS a disparu.

A deux pas de la Loubianka, le siège des services spéciaux à Moscou, un restaurant entièrement consacré à la glorification du KGB a ouvert il y a quelques années. Il s'appelle "Le Bouclier et l'Epée". On y voit des tableaux représentant Staline, une statue en pied de Felix Dzerjinski, le chef de la première police politique, la Tcheka, et on y écoute des chants militaires soviétiques. C'est là que des responsables du FSB se réunissent, dit-on, pour célébrer l'anniversaire d'Andropov.

Vladimir Poutine a effacé un des legs de l'époque Eltsine en rendant ce genre d'endroit possible, voire populaire. La pierre des Solovki, hommage aux millions de victimes du goulag, gît discrètement près de là. Jamais visitée par ceux qui dirigent aujourd'hui la Russie.

# Posté le jeudi 05 octobre 2006 05:50

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine
TBILISSI/MOSCOU (Reuters) - Le président russe, Vladimir Poutine, a fortement haussé le ton envers la Géorgie, accusant ce pays de recourir à des méthodes staliniennes et de se livrer à du "terrorisme d'Etat avec prise d'otages", pour avoir arrêté quatre officiers russes qu'elle soupçonne d'espionnage.

Poutine, dont les propos sont rapportés par des agences de presse russes, s'est exprimé après une réunion de son "conseil de sécurité" qui a débattu de la crise diplomatique, la plus grave entre Moscou et Tbilissi depuis plus de dix ans.

Sortant du silence qu'il observait sur la querelle avec la Géorgie, qui a éclaté mercredi dernier avec l'arrestation par les Géorgiens des quatre officiers, Poutine a estimé qu'"Il est absolument clair qu'ils (les Géorgiens) tentent de provoquer la Russie".

Estimant que les dirigeants géorgiens menaient une politique antirusse, il a ajouté que "Ces gens-là pensent que sous la protection de leurs soutiens étrangers (NDLR, allusion à l'Occident), ils peuvent se sentir à l'aise, à l'abri".

S'il n'a pas cité le nom du président géorgien Mikhaïl Saakachvili, il faisait sans ambiguïté allusion aux orientations pro-occidentales suivies par celui-ci depuis qu'il est parvenu au pouvoir après la "révolution de la rose", en 2003.

Pour Vladimir Poutine, les dirigeants géorgiens se comportent à l'égard des militaires russes comme l'un des chefs de la police secrète sous Staline, Lavrenti Béria.

L'affaire des officiers arrêtés pour espionnage à Tbilissi "est un signe de l'héritage politique de Lavrenti Pavlovitch Béria", a-t-il dit, cité par l'agence de presse Interfax.

CORDON POLICIER LEVÉ A TBILISSI

Béria, Géorgien comme Staline, était à la tête du NKVD qui avait sans vergogne envoyé des millions de Soviétiques dans des camps de travail ou en prison.

Tbilissi, de son côté, a également haussé le ton envers Moscou, en accusant dimanche Poutine d'avoir rencontré en secret des dirigeants séparatistes géorgiens et de soutenir leur cause.

Les autorités géorgiennes ont affirmé que Poutine avait vu les dirigeants d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud samedi dans la station balnéaire russe de Sotchi, sur les bords de la mer Noire.

Le dirigeant abkhaze Sergueï Bagapch et le dirigeant d'Ossétie du Sud Edouard Kokoïti figuraient tous deux sur une liste d'"invités étrangers" à un forum sur l'investissement vendredi à Sotchi, auquel a pris part Poutine.

"Il s'agit d'un soutien au grand jour au séparatisme, de la part des dirigeants russes", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie géorgienne, Guela Bejouachvili.

L'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), à laquelle appartiennent la Russie et la Géorgie, a appelé dimanche ces deux pays à s'abstenir de toute provocation, à engager un dialogue et à rechercher une issue pacifique.

Moscou a retiré la majeure partie de ses diplomates de Tbilissi, en signe de protestation contre l'arrestation des quatre officiers russes, et a dit suspendre en outre le retrait prévu de ses troupes de deux bases de Géorgie tant que la situation ne serait pas normalisée.

A Tbilissi, les policiers ont levé leur important cordon autour du Q.G de l'armée russe, même si plusieurs voitures de police sont toujours stationnées à proximité. A l'intérieur du Q.G se cache un cinquième officier russe que les Géorgiens cherchent à arrêter.

# Posté le samedi 07 octobre 2006 15:21

Modifié le dimanche 08 octobre 2006 12:59

vladimir poutine

vladimir poutine
vladimir a fêté son annivairsér le 7 octobre il là mintenent 54 ans

# Posté le jeudi 12 octobre 2006 07:24

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine
La Russie n`obtient pas l`aval américain pour entrer dans l`OMC

SAINT-PETERSBOURG (Reuters) - Les négociateurs russes et américains ne sont pas parvenus, au terme d'une discussion marathon, à un accord bilatéral ouvrant la voie à l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce, déclare Sean Spicer, porte-parole de la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab.
Il a néanmoins fait état de "progrès importants".
La délégation de Schwab a négocié tard dans la nuit de vendredi à samedi avec la délégation russe conduite par le ministre de l'Economie German Gref, mais elle n'est pas parvenue à un accord sur l'admission des produits agricoles américains sur le marché russe.
Les négociateurs, qui travaillaient d'arrache-pied depuis mercredi, s'efforçaient de parvenir à un accord avant la réunion de travail des présidents George Bush et Vladimir Poutine, en marge du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg.
Il est désormais probable que les présidents américain et russe ne feront aucune déclaration politique importante sur la demande d'adhésion de la Russie à l'OMC mais que les négociations se poursuivront à une date ultérieure, dit-on de source américaine.
La Russie est le plus grand pays n'appartenant pas à l'OMC, qui regroupe à ce jour 149 membres, et un accord bilatéral avec les Etats-Unis lèverait le dernier obstacle important à son adhésion.


George Bush et Vladimir Poutine au sommet du G8, à Saint-Pétersbourg. Les négociateurs russes et américains ne sont pas parvenus à un accord bilatéral ouvrant la voie à l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce,
SAINT-PETERSBOURG (Reuters) - Les négociateurs russes et américains ne sont pas parvenus, au terme d'une discussion marathon, à un accord bilatéral ouvrant la voie à l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce, déclare Sean Spicer, porte-parole de la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab.
Il a néanmoins fait état de "progrès importants".
La délégation de Schwab a négocié tard dans la nuit de vendredi à samedi avec la délégation russe conduite par le ministre de l'Economie German Gref, mais elle n'est pas parvenue à un accord sur l'admission des produits agricoles américains sur le marché russe.
Les négociateurs, qui travaillaient d'arrache-pied depuis mercredi, s'efforçaient de parvenir à un accord avant la réunion de travail des présidents George Bush et Vladimir Poutine, en marge du sommet du G8 à Saint-Pétersbourg.
Il est désormais probable que les présidents américain et russe ne feront aucune déclaration politique importante sur la demande d'adhésion de la Russie à l'OMC mais que les négociations se poursuivront à une date ultérieure, dit-on de source américaine.
La Russie est le plus grand pays n'appartenant pas à l'OMC, qui regroupe à ce jour 149 membres, et un accord bilatéral avec les Etats-Unis lèverait le dernier obstacle important à son adhésion.

# Posté le mardi 31 octobre 2006 11:53